Comment se construit le tarif d'un prestataire
Un prestataire de paie facture généralement par bulletin, avec un montant qui varie selon la complexité de la convention collective applicable, le volume mensuel, et l'étendue de la mission demandée. Pour une association, ce tarif inclut la veille conventionnelle, le contrôle avant diffusion et le dépôt des déclarations sociales, des tâches qui restent invisibles tant qu'elles sont bien exécutées.
Le coût réel de la gestion interne
La gestion interne de la paie par un trésorier bénévole n'apparaît dans aucun budget, ce qui la fait paraître gratuite. Elle a pourtant un coût réel : le temps passé par une personne qui pourrait consacrer cette énergie à d'autres missions de l'association, le risque financier d'une erreur non détectée, et la perte de savoir-faire à chaque changement de bureau.
Une erreur de classification conventionnelle répétée pendant deux ans, par exemple, se traduit par un rappel de cotisations ou par un rattrapage de salaire qui dépasse largement l'économie apparente réalisée en gérant la paie en interne.
Comparer sur les bons critères
La comparaison honnête ne se fait pas entre un tarif de prestataire et un coût interne nul, mais entre un tarif connu et maîtrisé, et un risque diffus et difficile à chiffrer à l'avance. Pour une association qui emploie un ou deux salariés, ce risque porte sur des montants souvent disproportionnés par rapport à la taille de la structure.